Jouer du gong

Le son



Le système visuel couvre environ 7 octaves (de l'infrarouge à l'ultraviolet) pendant que le système auditif couvre lui presque 10 octaves.

Ainsi le son a un pouvoir pénétrant/traversant supérieur à celui de la lumière. Un simple carton peut te protéger de la lumière, alos qu'il faudra un mur épais pour bloquer un son.
La frappe initiale d'un gong met en mouvement chaque micro particules métalliques. Elle dégage ainsi une multitude d'harmoniques quasi simultanément (le son se déplace à 340m/seconde dans l'air, mais dans le métal il se déplace à 5km/seconde !).
Conséquement les sons que génère un gong sont absolument fantastiques ! Utilisés pour accompagner des relaxations profondes ils pénètrent toutes les parties du corps, traversant tout : peau, sang, organes, cellules, adn, atomes... C’est pourquoi ces sons sont aussi puissants dans la remise en ordre de tous déséquilibres corporels, émotionnels, mentaux. Essayer, c’est l’adopter....



Sur les gongs pas trop définis, ça se joue à l'inspiration.

C'est ce que j'aime. Je me connecte à mon cœur (à mon intérieur) et au gong, et ensemble, dans le moment présent, une sorte de magie s'opère. Il y a des endroits sur la surface du gong, associés à une certaine frappe (en force, amplitude, direction) ainsi qu'à la mailloche utilisée (légére, lourde, amortie, sèche, petite, grosse, superball, etc...) qui provoquent le "Chant du gong". imaj gong
© Yv-Gong.pranique.com
Je ne peux pas l'appeler autrement. Le gong "chante" vraiment ! C'est une symphonie à lui tout seul ! Il y a une synchronicité entre le gong, la mailloche et le joueur, qui provoque ce miracle. Et le gong chante. Il chante, il "mélodise". C'est un phénomène très "cerveau droit", irrationnel et intuitif. Même si le cerveau gauche a sa part de responsabilité (choix de la mailloche, connaissance des zones du gong qui sont censées reproduirent tels sonorités, force et fréquence de frappe, angle d'attaque, expériences de jeux, acoustique de la salle, etc...), offrant la base à la pratique. Ensuite il faut lâcher prise et passer en mode cerveau droit, écouter, sentir, suivre ton instinct, ton cœur, la ligne, la force, le chant. Sur mon gong (Tam tam gong ou Chao gong) au son légérement indéfini, la même frappe, au même endroit, de la même façon avec le même rythme ne donne pas forcément le même résultat. C'est ça que j'aime. C'est toujours neuf, tu dois toujours être à l'écoute et en découverte. Ce n'est jamais pareil.
Une autre chose qui me botte grandement, c'est que le gong est rond. Comme tout ce qui est sacré, magique. Comme le ventre de la femme, comme les planètes, comme les cycles, comme le temps, comme l'univers, comme tout ce qui vit. La vie ne connait pas la ligne droite. C'est une illusion (la maya). Le temps, l'univers sont courbes. C'est pourquoi j'ai choisi un support rond pour le suspendre. J'allucine à chaque fois que je vois un gong dans un support carré ! Rien que cette vue me crée une félure intérieure !
Mon gong possède une infinité de sons, tonalités, différentes. Et une miriade d'armoniques par en deçà ! C'est un orchestre à lui tout seul. Sans solfège, barres, croches, notes. C'est du hors piste, de l'électron libre ! Il nécessite un pilote, un maître d'orchestre, un barreur, pour orienter tout cela, traverser tout cela. C'est mon rôle. Arrondir, sentir, intuitionner, mettre en mouvement et harmonie toutes ces vibrations. Ces sons. Ces molécules sonores. Atomes, électrons, photons, neutrinos... C'est la tranformation de la matière en ondes sonores. Du son est né la matière, de la matière se projette le son.
Qui t'inonde et te traverse. C'est une douche, un bain, une bénédiction, une jouvence ! Une méditation. Une trancendance ! Quant je suis là dedans, je ne suis que là - pas ailleurs - ni en passé, ni en futur. Ici, présent. À l'écoute, en "devinence", en anticipation, en concordance, en présence, en synchronicité. C'est beau !
Ça l'est tellement que je cherche à le faire partager, à te le faire vivre, écouter, aimer à ton tour. C'est pourquoi j'ai mis en place le protocole "Le chant du Gong" !



Les techniques de jeu



Elles sont nombreuses et variées.

Cela peut aller de la frappe douce et lente laissant de l'espace et du temps au son pour s'étirer, à la frappe vive et répétitive (rythmique) comme avec une batterie. Les Tam-tams gong sont particulièrement bien adaptés pour ce type de jeu, peut être est ce de là que vient leur nom ?

- La gamme des sonorités va du grave le plus profond à l'aigu le plus marqué (particulièrement avec les superball) offrant une palette de tons qui se mélangent merveilleusement bien avec des techniques de frappes variées.
- Dans la rythmique il y a aussi à prendre en compte le balancement du gong dans son portique. Suivant quand tu le frappes dans son retour vers toi, ou son éloignement, le son produit ne sera pas le même. De même ta rythmique doit être bien calculée pour qu'à chaque fois que tu frappes, ça relance le son précédent, un écart infinitésimal pouvant te désynchroniser et au contraire émettre un contrepoint ou étouffement.
- Le mouvement des baguettes a une incidence sur le son produit. Selon que la frappe soit directe, oblique, en arc de cercle ou bien en simple rebond, le son n'est pas le même. Même la direction du mouvement - haut/bas, droite/gauche - a son importance ! Personnellement j'utilise aussi des techniques de frappes géométriques, symétriques ou asymétriques, et même symboliques. Un régal, car connectant immédiatement à l'aspect sacré et magique du moment !
- Un autre facteur qui influe considérablement est l'emplacement de ta main sur le manche de la baquette ou de la superball. Loin sur le manche ou prés de la tête. Ainsi que la force de préhension, forte ou faible, directive ou souple.
- Une frappe directe produit un son plus dur qu'une frappe oblique qui permet davantage de révéler les graves. De même un coup souple fait sortir plus de graves qu'un coup dur.
- Il y a le ou les points de frappe optimaux qui font sortir la fondamentale et les points de frappe secondaires qui éveillent les partiels.
- L'on peut utiliser une seconde mailloche pour étouffer certains partiels et en faire ressortir d'autres. L'on peut pratiquer le trémolo en crescendo ou diminuendo.
- L'on peut aussi utiliser les ballets et tiges métalliques (sur le bord replié du gong uniquement, pour ne pas abîmer la surface), l'archet ou le diapason. Enfin chaque joueur est libre de trouver des outils de percussion qui lui seront spécifiques à lui et à son gong.

La combinaison de tous ces styles, des mailloches, des superballs, des frappés, des rythmiques, des gongs (type, épaisseur, diamètre, composition) offre des palettes de possibles qui dépassent l'imaginaire du néophyte.

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